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 Le féminisme, le mot qui fait peur

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angeloluha
Requin marteau
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 3:21

Le pire dans la période actuelle, c'est qu'on fait croire aux femmes que leur enfermement EST leur combat féministe , que d'atteindre le cliché parfait est un épanouissement personnel et non pas une pression exercée par la société pour maintenir la femme à sa place .

Avant le féminisme, les femmes devaient tenir leur place "parce que c'est comme ça", et ça leur a permis de voir au delà et de vouloir se libérer.
Maintenant, bien des femmes sont convaincues de mener un vrai combat de femme quand elles s'achètent le nouveau rouge à lèvre à la mode .
Du coup il y a de la demande pour ce genre de magazines qui vendent cette idéologie faisandée. Les femmes veulent qu'on leur parle de leur place en leur chuchotant "tout va bien fifille, tu te bas pour ton épanouissement , c'est bien, voilà ,tu veux ta place de femme dans ton petit foyer, mais oui mais oui"

Après comment tu veux faire avancer l'égalité hommes-femmes quand on a orienté les femmes sur la voie qui fait demi-tour?
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Sputnik
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 4:58

Je n'ai qu'une seule chose à répondre :

FUCK THAT SHIT
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Edward
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 9:32

"Je pense que tu ne te rends pas vraiment compte de la place de la femme dans la presse féminine justement." ... >_> Le prend pas mal Angie, c'est pas spécialement dirigé envers toi, mais voilà pourquoi les discussions/débats sur le féminisme me gavent de plus en plus et me donnent de moins en moins envie d'y prendre part, comme je le disais à Plum, y'a pas longtemps.

Que je sois d'accord avec l'argument abordé ou pas, que j'essaie de le compléter ou d'y apporter un avis d'un autre point de vue, je me sens toujours ramené à cette sensation de "tu peux pas comprendre / réaliser, vu que t'es un mec." Donc une fois de plus, mes soucis de garçon ne sont rien face à toutes les injustices de ce monde envers les femmes, etc...
En tant que mec ce genre de sentiment est réellement frustrant car on réalise que quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, ce ne sera jamais assez, on aura jamais assez compris la gente féminine. Comme si on avait l'obligation morale de devoir participer aux plus plates excuses pour les siècles passés. Oui, je sais, les femmes ont été traitées comme de la merde 99% du temps de l'humanité, mais moi, là, tout de suite, j'y peux rien ! J'essaie juste de vivre et de penser de la façon la plus neutre possible, d'être le plus juste et le plus objectif dans mes choix et ma façon d'agir envers les mecs comme les filles. Et malgré tout, je me heurte quotidiennement à ce mur d'incompréhension qui me rejette en m'affichant haut et fort que je peux pas comprendre, je suis qu'un mec.

Peut-être, j'en sais rien... et le concept se tiendrait puisqu'en l'occurence, sur ce point là, je ne me suis jamais vraiment senti compris par les filles qui pensent tellement souvent que les mecs ont pas ses soucis là, donc ça doit être réciproque. Mais sachez juste qu'être un mec qui essaie d'être neutre et objectif, c'est déjà se soumettre à une exclusion certaine de beaucoup de milieux masculins et souvent s'en prendre plein la gueule pour ses convictions. Du coup, ça fait un peu mal de finir par se sentir rejeté par les deux côtés.

Enfin, bref, désolé, j'ai dû partir un peu loin et je me doute que vos remarques ne sous-entendaient pas autant de choses, mais ça a fait un peu déclencheur dans ma tête et j'avais envie d'en témoigner.
En tout cas, même si j'avoue être un peu lassé de ses discussions, je compte bien continuer d'essayer dans la vie de tous les jours, on verra bien...
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Plumy
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 10:07

Sputnik a écrit:

Cela dit, je m'interroge : on réalise combien les femmes subissent un tel matraquage, on appelle nos consœurs à se rebeller contre celui-ci, mais qu'en est-il du matraque subit par nos confrères à pénis ? Certes la société est patriarcale, mais cet endoctrinement se fait à la fois sur les hommes et les femmes.

Du coup, j'aimerais bien lire les pendants masculins de cette presse féminine, si elle conditionne les mâles à être des individus à l'émotion binaire (envie de manger/envie de baiser), à dominer (leurs pairs, leur femelle) et autre. J'avais déjà lu des articles de ce genre et c'était super intéressant (et je m'étais beaucoup reconnue dedans :'D).

J'ai lu quelques GQ (Gentleman Quarter) et bah effectivement c'était le même son de cloche de ce coté la, le parfait miroir du magazine féminin avec les mêmes trucs sur comment se comporter - genre les gestes virils à faire avant d'aller se coucher, j'étais mais pliée - et j'en passe. Je m'en souviens pas très bien et je suis fatiguée la, mais voila, c'était un bon miroir.
Comme je l'ai toujours soutenu pour ma part, j'estime que les hommes ont autant de pression que les femmes, même si différente.

Ed, je trouve ça bien que tu exprime le fond de ta pensée, parce que effectivement entre nous on est arrivée au bout des réflexions qu'on arrive à avoir ensemble sur le sujet et donc du coup d'expliquer ton ressentit ici te permettra de saisir certains trucs et en faire comprendre aux autres. D'autant plus que à discuter entre fille, ben on a un son de cloche unilateral (mais on dirait que Tasse et Kyo veulent pas se mouiller XD) donc avoir l'avis d'un mec, c'est très bien.

Mais encore plus TON avis vu que tu es pour moi le mec idéal niveau égalité des sexes et compagnie, puisqu'on va autant passer du les deux du temps à faire des activités "de mec entre mecs" pour caricaturer, et après je te fais les ongles avec ma lime à ongle donc VOILA QUOI. Les mecs, prenez exemple sur Ed.

Hum sinon sur ce qui a été dit auparavant... Comme toujours il faut tempérer et comparer à ce qu'il se passe ailleurs en fait. Ca me fait penser à l'histoire de la ministre "qui se serait fait huer et siffler parce qu'elle portait une robe à l'assemblée nationale". Hum, ok. Effectivement sur la vidéo, quelques sifflements et montées de gros murmures, ok. Mais euh... C'est comme ça pour TOUS les participants hein, c'est un peu un gros bordel l'assemblé nationale, donc ça aurait pas été sa robe ça aurait été autre chose... Je trouve que l'affaire à été sacrement montée en épingle à cheveux, même si oui, ils n'ont pas à siffler parce qu'elle porte une robe, ok. M'enfin si le monde était rempli de gens pas con ça se saurait hein.

Fin voila, faut toujours relativiser pour réaliser l'impact réel sans pour autant se laisser formater par ce que la societé veut qu'on pense. C'est pas facile :hoo:

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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 20:54

Edward a écrit:
"Je pense que tu ne te rends pas vraiment compte de la place de la femme dans la presse féminine justement." ... >_> Le prend pas mal Angie, c'est pas spécialement dirigé envers toi, mais voilà pourquoi les discussions/débats sur le féminisme me gavent de plus en plus et me donnent de moins en moins envie d'y prendre part, comme je le disais à Plum, y'a pas longtemps.


J'approuve et encore, ce n'est pas que si tu es un homme. Si pour une quelconque raison tu dis ne pas vouloir être considérée "féministe" ou que tu n'adhère pas suffisamment à la cause malgré que tu ais un vagin, tout de suite tu es une traitresse (oui, oui, je l'ai déjà lu) wooouuuuuh. Parce que bon tu comprends, au vu de tes chromosomes tu te DOIT de l'être. du coup, j'avoue que malgré que je sois pour l'égalité des sexes, et tout et tout, je ne participe quasi plus à ce genre de débat parce que très souvent ça finit en prise de bec. Pourtant j'ai un avis sur la question qui peut être se rapprocheront de certaines féministes et de certains mouvements mais sans doute pas la totalité ni la majorité qu'on voit le plus souvent à la télé, par exemple. Comme pour les mouvements gays, certains sont contre la gay pride, d'autre contre, chacun ont des raisons qui peuvent être compréhensible.


Du coup, je comprend ce que peut ressentir Ed et je me dis que ça doit être bien dur pour un homme d'être du coté des féministes au vu de la manière dont il se fait très souvent juger comme l'ennemi quoiqu'on en dise. Je ne me demande pas si du coup, ça n'aggrave pas le fossé qu'il pourrait y avoir. J'avoue que si on me renvoyait à la tronche en permanence "tu peux pas comprendre parce que ..." bah oui, je n'aurais pas envie de comprendre. Heureusement, Ed est magnifiquement ouvert au débat et tout mais ce n'est pas le cas de tous.
Sinon pour partir sur le débat de la pression des hommes, aux niveaux des magasins, ça existe oui. QG par exemple (mais j'adore les photos de mannequinat par contre *bave)




Et au Japon, je me rappelle de magasine pour expliquer aux garçons comment draguer telle fille sans être choquant, comment payer un verre, comment coucher avec la fille pour qu'ils prennent leur pieds et que ce soit trop le love-love et tout ça à grand renforts de photo de mecs et de nanas en sous-vêtement qui simule le truc pour qu'on comprenne bien, vous voyez 8D ça sans compter les pubs dans leurs magasines pour prendre des centimètres en taille ou pour leur pénis, comment acquérir des poils là où on devrait avoir en tant que digne représentant de l'homme viril, et j'en passe.


Voilà, c'était moi le pays neutre tel la Suisse qui met son grain de sel et repart aussi sec.
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angeloluha
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 22:20

Edward a écrit:
"Je pense que tu ne te rends pas vraiment compte de la place de la femme dans la presse féminine justement." ... >_> Le prend pas mal Angie, c'est pas spécialement dirigé envers toi, mais voilà pourquoi les discussions/débats sur le féminisme me gavent de plus en plus et me donnent de moins en moins envie d'y prendre part, comme je le disais à Plum, y'a pas longtemps.

Que je sois d'accord avec l'argument abordé ou pas, que j'essaie de le compléter ou d'y apporter un avis d'un autre point de vue, je me sens toujours ramené à cette sensation de "tu peux pas comprendre / réaliser, vu que t'es un mec."

Je ne disais pas ça parce que tu es un mec justement
J'aimerais faire comprendre une fois pour toutes que pour moi les gens sont des GENS et pas des femmes ou des hommes et que jamais je ne trouverai qu'etre un homme ou une femme change quelque chose à la capacité à comprendre quelque chose (à moins de parler directement de choses physiques, mais là n'est pas le débat)

Maintenant je m'adressais à toi parce que tu ne semblais pas conscient , comme beaucoup de femmes, de la manipulation par les médias en ce cas présentement , de la condition féminine (mais comme le dit plumy, l'inverse existe aussi version masculine mais je crois que le phénomène est plus répandu et banalisé avec la presse féminine) , je t'aurais fait la même remarque si tu avais été une femme!
Et non ce n'était pas un appel à "comprendre la femme" (bon sang là faut arrêter aussi de vouloir comprendre la femme, la femme c'est juste une personne comme une autre quoi! y a pas à la comprendre en particulier pffff) mais simplement à comprendre les médias.

donc désolée de m'emporter même si ce n'est pas personnellement contre moi, je comprends que tu te sente frustré des pressions qui se veulent féministes mais qui au fond creusent le fossé à parler de "comprendre la femme" mais essaie aussi de le prendre plus relax parce que du coup j'aimerais bien ne pas être assimilée à ça .
Le seul truc à comprendre sur les femmes: y a autant à comprendre entre les hommes et les femmes qu'entre des mecs et d'autres mecs.
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Plumy
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 22:52

Comme bien souvent, je pense à cette citation très juste attribuée à Bernard Werber :
"Entre Ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous avez envie d’entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous comprenez... il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même..."

Angie qui dit "tu n'a pas l'air de comprendre que..." et Ed qui l’interprète comme étant lié à son sexe parce qu'on lui a déjà fait ce genre de remarque dans ce sens, ce qui porte à confusion, etc.
Bon, ça fait redite de ce que j'ai déjà dit plus tôt, mais un "antagoniste" dans la conversation est plus qu’intéressant, sinon on fait que se confirmer les une les autres vu qu'on a déjà les mêmes points de vue avec quelques nuances.

Theshakermaker a écrit:
Pourtant j'ai un avis sur la question qui peut
être se rapprocheront de certaines féministes et de certains mouvements
mais sans doute pas la totalité ni la majorité qu'on voit le plus
souvent à la télé, par exemple.
Comme il a été dit plus haut, c'est comme en politique. Dire être de droite ou de gauche peut vouloir dire énormément de choses et il y a des tas de variations, et il en est de même avec le féministe. Ceux que veulent dire ceux et celles qui vont te dire que "si, tu es feministe" c'est que selon leur point de vue, tu a les reflexions d'une féministe, mais que comme les média t'ont bien montré que le féministe = féministe extrême et agressif d'une bande d’hystériques, ben forcement t'as pas trop envie de te revendiquer de cette bande la.

Tu parles de la gay pride, je suis la première concernée sur le coup, un collègue m'a demandé si j'y allais la dernière fois, et juste non, parce que ça m’intéresse pas, parce que je suis pas festive et que le mouvement est devenu un truc repris par beaucoup de monde pour faire la fête, et que j'estime quelque part ne pas avoir à affirmer mon droit à la différence mais plutôt celui à l’indifférence. Mais ce n'est pas pour autant que je pense du mal de la gaypride

Discutons mes amis, ce sujet est passionnant

D'ailleurs les propos d'Angie me fait penser à autre chose : La différence homme femme alors, niveau cerveau, existe elle, ou est elle le simple résultat d'un conditionnement du à notre culture ? Vous avez 4h.

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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 23:17

C'est bien de nuancer comme ça je trouve ! Ca répond très bien à la question que je posais sur la pression faites aux hommes et en discutant un peu autour de moi, j'ai recueillit pas mal d'anecdote illustrant cette "pression aux hommes", outre ce qu'expliquait Ed. Je ne vais pas vous paraphraser, mais je suis assez d'accord avec ce que vous dites. Quant à votre désaccord initial, Angie et Ed, le "rôle de la femme de faire plaisir à son homme" et "s'il est serviable je lui ferais peut être une pipe" je trouve ça super intéressant et je pense qu'il y a des deux : après tout, on nous apprend qu'une des forces de la femme, c'est sa sexualité et que c'est son outil pour tenir les hommes "par la ceinture". Et je trouve ça assez regrettable car une fois de plus, ça participe de l'imaginaire collectif que la sexualité de la femme n'est pas pour son bon plaisir mais soit pour faire plaisir à "son Zhom", soit pour le manipuler à son insu en lui faisait croire qu'elle est à son service mais en fait non, c'est lui qui l'est grâce à son pouvoir sexuel. Fiou. Enfin je sais pas si vous voyez l'idée, mais dans tous les cas l'un comme l'autre induit un rapport de force avec lequel j'ai beaucoup de mal.

Ce que Shini dit d'intéressant sur le discours des féministes qu'on entend à la télé, c'est que souvent ça ne parle que des gonzesses. Mon côté paranoïaque aurait tendance à penser que les médias font un petit peu exprès de ne laisser transparaitre que cette facette d'un discours bien plus globale sur les genres et leur rôle, mais ce n'est pas la question ici : D
Heureusement beaucoup de féministes (et c'est à peu près notre discours ici) c'est la volonté d'une véritable égalité des sexes et pas un nivellement de la femme sur l'homme que je trouve ridicule ; comme si être une femme ou bien avoir des activités "féminine" c'était dégradant.
A ce titre j'avais été choquée de voir qu'on essayait d'encourager les jeunes filles dans des métiers techniques et très, très majoritairement masculins comme garagiste ou plombier, mais on n'encourageait pas les jeunes garçons à se diriger vers des filières majoritairement féminine comme la puériculture ou la coiffure. Si des hommes se dirigent vers ce genre de filières, c'est qu'ils sont gays (donc pas de "vrais" hommes, ROFL). Quand il s'agit de métiers dans la petite enfance, c'est qu'ils sont pédophiles.

A côté de ça, heureusement, sur certains sites féministes, notamment un sur les livres pour enfants, j'ai trouvé des choses très intéressantes car cela s'adressait autant
aux petits garçons qu'aux petites filles, où ils étaient bien
différenciés (sexe différent) mais où leurs activités dans les livres
n'étaient pas genrées : le petit garçon allait tout autant bricoler avec
papa qu'aider maman à passer l'aspi, la petite fille cuisinant avec
papa que jouer dehors avec le chien et un ballon. Et il n'y a pas que
sur les activités sociale, il y a aussi sur le comportement : ce n'est
pas parce qu'un garçon pleure qu'il est "efféminé", le petit garçon
n'est pas rabroué sous prétexte qu'il a montré ses émotions (et ça,
cette pression sur les garçons, je trouve que c'est terrible et vicieux
et injuste) et la petite fille vive et pas très douce n'est pas traitée
de "garçon manquée", comme si son comportement était inapproprié.
Et ça messieurs-dames, c'est l'avenir.

Pour en revienir à ce problème où les femmes sont encouragées/s'encouragent à aller dans des domaines masculins sous prétexte que cela ne relève pas de l'ordre du cosmos que ce ne soit que des hommes qui les pratiquent (à juste titre) mais garde jalousement l'exclusivité de domaines très majoritairement féminins comme l'éducation des jeunes enfants ou plus globalement, tout ce qui touche à la procréation où l'homme est rabaissé au rang de "petite graine" avant d'être éjecté du processus, jusqu'au vocable où le papa n'élève pas les bambins avec la maman, il "aide" maman à s'en occuper.

Là encore, je trouve qu'il y a un problème. Est-ce parce que les femmes ont été cantonnées si longtemps à ces rôles qu'elles le garde précieusement, comme le disait Angie, un de leur rare espace de liberté ?

Ainsi, pour en revenir à ce que disais Ed, j'ai connu et eu l'occasion de rencontrer pas mal de mecs qui subissaient la pression de la virilité, de l'image qu'on leur donnait des femmes, des rôles qu'ils doivent tenir etc. On se retrouve avec une génération d'hommes à qui on a vendu le rêve de la princesse à sauver, que eux ne se sentent pas spécialement apte à "sauver", qu'en face il y a des femmes qui ne demandent pas à être sauvées (obviously) ou bien simplement qui n'aiment pas les princesses à sauver et qu'ils préfèrent avoir une relation avec un autre être humain autonome. Ok, les variations sont très larges.
Il y a la même choses des deux côtés, et on ne nous vend pas la même choses qu'on soit un homme ou une femme hétérosexuels et je trouve ça extrêmement perturbant ! Du coup, il y a des types complètement désemparés et nerveux face aux femmes parce qu'on leur a vendu que c'était des créatures mystérieuses et fascinantes et intouchable à moins de remplir différents critères (plus ou moins suggérés par la société).

Plusieurs fois j'ai vu des garçons dans ce genre de situation, de vieux célibataires qui ne savent pas aborder les filles parce qu'ils sont nerveux, avec des filles en face qui attendent qu'ils fassent le premier pas parce que VOILA ce sont des mecs, c'est à eux de faire ça. Il y a des tonnes et des tonnes de variables, on peut aussi parler des filles à qui on dit (COMME A MOI) "t'es pas assez douce/féminine, tu te trouveras jamais personne" et autre "si tu veux plaire, laisse toi un peu aider des fois !" fichez moi la paix, je ne veux pas travestir ma personnalité ! Et ça, ça vaut pour tout le monde, qu'importe son genre et son sexe.

Pour illustrer mes propos plusieurs articles qui expliquent largement mieux que moi ce genre de trucs et que je trouve passionnants :

http://lesquestionscomposent.fr/la-terreur-du-rateau/
http://lesquestionscomposent.fr/toutes-des-salopes-ou-le-mythe-du-mec-trop-gentil/
Et de manière générale ce blog que j'aime beaucoup et sur lequel je pourrais passer des heures à lire (même si y'a des sujets qui m'intéressent moins ou avec lesquels je ne suis pas toujours d'accord mais I agree to disagree quoi.)

Et pous finir, un article que j'avais beaucoup aimé, sur les difficultés à être un homme féministe en soirée : http://lartetlamaniere.wordpress.com/2012/06/19/etre-feministe-en-soiree/

Voilà, je suis encore une fois partie dans tous les sens avec des transitions qui laissent à désirer et même que parfois je frôle le hors sujet par rapport aux posts précédents. Désolée ><;;
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Solkee
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 20 Juil - 23:26

Je rajoute mon grain de sel sur la comparaison presse féminine / masculine, et pourquoi je ne suis pas d'accord pour dire que ça se vaut.

On met en parallèle l'image des femmes dans les magazines féminins, et le fait que les hommes aussi subissent une lourde oppression sur le sujet du sexe dans les mags parce qu'ils y ont l'obligation de donner du plaisir aux femmes et d'avoir un comportement stéréotypé.
Je ne remets pas en cause ce fait, mais je pense que le mettre sur le tapis au même plan que ce qui est dénoncé dans le post sur le "Elle été" revient à passer à côté de ce qui se joue au dela de ces injonctions de surface.

On ne peut pas parler d'équivalent ou de miroir parce que la presse masculine s'y met à la marge.
D'une part parce que cette presse est beaucoup moins massivement diffusée et que quantitativement son impact est mineur (la presse féminine représente 22% des titres de presse diffusés, la presse masculine 0,2 % ; GQ, le plus gros tirage des 8 mags masculins sur le marché, n'est tiré qu'à 96000 exemplaires/an, contre presque 900 000 pour le seul Femme Actuelle qui a dans son sillage une quarantaine d'autres titres). Et comme ça a déjà été dit, la presse féminine rabâche sans relâche qu'une vraie femme est une petite chose pomponnée au service de son foyer, et que c'est là le faîte de son ambition. Je ne pense pas que GQ tienne le même discours aux hommes (mais je n'en ai jamais lu, donc je ne sais pas.)

D'autre part les hommes n'ont pas globalement, en tant que genre, une image de subalterne dans la société ; on n'attend pas d'eux qu'ils soient sexuellement à la disposition des femmes et ils ne sont pas traités comme tel dans l'espace public ; on ne considère pas que leur seul pouvoir réside dans leur capacités de séduction ; il n'y a pas plusieurs centaines d'hommes par jour se faisant agresser par des femmes exigeant un orgasme sous la menace ; on ne fait pas de pubs avec des photos d'hommes mimant des fellations pour faire vendre etc. etc...
Par ailleurs qu'on le veuille ou non "la pipe" est une pratique qui est parfois détournée façon dégradante et fait l'objet d'insultes (quand quelqu'un crie dans la rue "suce ma b***" c'est une agression verbale, pas une invitation au libertinage) ce qui n'est pas le cas du fait de faire jouir une femme.

Voilà pourquoi le titre "la pipe ciment du couple" qui dans un autre contexte pourrait être vu comme un clin d'oeil salace, renvoie ici à tout un schéma un peu craignos, alors que "homme, donne du plaisir à ta meuf", moins. Dans un monde idéal et vraiment égalitaire, aucun de ces titres ne poserait problème...
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Sam 21 Juil - 2:48

Angie, c'est justement parce que j'étais conscient que ma réaction était trop vive par rapport à tes propos que j'ai précisé que je ne le disais pas pour toi et que j'ai redis à la fin que j'étais conscient que vous ne vouliez pas dire ça pour moi ou me faire ressentir ça. Mais comme c'est un sentiment qui me revient quasi tout le temps dans ce genre de débats, je voulais juste en témoigner, car je pense que pas mal de garçons ont ce ressenti mais n'osent pas en parler.

Solkee, je ne suis pas d'accord avec grand chose dans ce que tu dis, en fait... certes, je n'ai pas de chiffres à soumettre et je ne peux donc rien affirmer pour contrebalancer d'un point de vue purement technique, mais en fait, sur le principe, je ne vois pas pourquoi la quantité de tirages des dits magazines atténuerait les propos d'un magazine. On ne parlait pas spécialement de l'impact qu'ont ces titres sur le volume de personnes, on parlait de ressenti qu'on peut avoir en tant que personne en le lisant. Quand je vois un truc qui m'interpelle, je ne me demande pas si c'est grand public ou pas pour le juger.
De ce fait, les propos qui cantonnent l'homme à être vu comme un mâle Alpha sous peine d'être une tapette à qui on jette des cailloux ne sont pas moins importants ou moins fort qu'un article qui réduit la femme à un attrait sexuel comme la pipe.

Ensuite, les hommes n'ont pas une image de sublaterne dans la société ? en effet, et c'est pas forcément plus agréable. Parce que du coup, soit tu es un homme, un vrai et tu diriges une société avec une secrétaire sous ton bureau, soit tu es un raté car tu es caissier, infirmier, ou autre métier dont parlait Kima. Selon les stats, on aurait des meilleurs salires, tout ça, c'est très possible, j'en sais rien, mais en terme de pression sociale pure, crois-moi, on a notre lot.

"on ne considère pas que leur seul pouvoir réside dans leur capacités de séduction"... pas totalement d'accord. Car si j'admets que de ce côté la pression est moindre, elle est loin d'être absente. Crois-en un célibataire endurci qui a eu sa première copine à 28 ans, les mecs te foutent une pression monstre et te jugent chaque jour sur ton incapacité à soulever des nanas. Et chaque jour, tu es montré du doigt comme le coincé qui n'ose pas se taper des meufs en boite de nuit. Et inutile de songer à parler d'envie d'attendre d'avoir des sentiments pour la personne ou de vouloir avoir un discours construit sur une relation sentimentale : si tu ne baises pas, tu es une tapette. Dur dans ces cas là de ne pas se sentir rabaissé à sa seule (in)capacité de séduction.

L'insulte suce ma bite ? excuse moi, mais là encore, les mecs ne sont pas en reste à coup de va te faire enculer, ou autres tapettes et pédales. Car si on attribue ces a=insultes avant tout à l'homophobie, on ne pense pas assez à ce que je disais au-dessus, à savoir qu'un homme qui sort un peu du rang des mâles Alpha devient automatiquement une tarlouze et donc devient ciblé par ces insultes. et personnellement, j'ai entendu plus de fille dans ma vie traiter des mecs de pédales que de mecs dire suce ma bite, mais bon, ça dépend peut-être des fréquentations.

Et pour ce qui est des agressions sexuelles envers les femmes, je ne sais pas trop quoi répondre vu que le dernier topic où on en a parlé (l'histoire du trailer de Lara Croft qui se fait agresser par un mec) a tourné en rond sans que je comprenne le principe. Il ne faut pas mettre en avant le viol et ne résumer les peurs de la femme qu'à cela car c'est réducteur, mais il ne faut pas non plus l'oublier parce qu'apparemment c'est ce qui fait que les femmes sont plus à plaindre que les hommes, et une femme qui subit cela c'est affreux, mais si on fait une histoire qui traite de ça, c'est un cliché sexiste... enfin bref, sur ce point, je suis paumé et j'arrive pas à comprendre ce qu'on est censé penser ou ce que les femmes attendent comme comportement des hommes vis à vis de ce sujet, donc bon... autre débat.
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soumakyo
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Dim 22 Juil - 21:53

hey ! juste pour dire que je suis ce topic avec intêret mais que n'ayant internet qu'au boulot, je ne peux pas passer deux plombes à faire une réponse non-inutile (vendredi j'ai déja passé une heure avant de tout effacer car c'était trop naze)

surtout que hmm, parfois... comme, hey, par exemple, en lisant ce thread, je me dis que je suis quand même un bon gros stéréotype de mec ambulant. Pas le stéréotype du male alpha qui doit avoir une benz et une biatch pour être heureux, non, mais le stéréotype du gars qui s'aperçoit de pas grand chose et se fout un peu du reste, alors là oui, j'y fonce tête baissée et front bas, désolé
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Dim 22 Juil - 22:28

Nooon, t'excuse pas ! Au contraire, fait partager tes sentiments là dessus et ce que tu en penses, et si tout ça t'a permis de voir les choses sous un autre angle ou non !
Au risque de me répéter, le féminisme et l'égalité des sexes est quelque chose qui doit se construire avec tout le monde :>

:cling:
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 8:37

Edward a écrit:

Et pour ce qui est des agressions sexuelles envers les femmes, je ne sais pas trop quoi répondre vu que le dernier topic où on en a parlé (l'histoire du trailer de Lara Croft qui se fait agresser par un mec) a tourné en rond sans que je comprenne le principe. Il ne faut pas mettre en avant le viol et ne résumer les peurs de la femme qu'à cela car c'est réducteur, mais il ne faut pas non plus l'oublier parce qu'apparemment c'est ce qui fait que les femmes sont plus à plaindre que les hommes, et une femme qui subit cela c'est affreux, mais si on fait une histoire qui traite de ça, c'est un cliché sexiste... enfin bref, sur ce point, je suis paumé et j'arrive pas à comprendre ce qu'on est censé penser ou ce que les femmes attendent comme comportement des hommes vis à vis de ce sujet, donc bon... autre débat.

J'ai trouvé ce passage très intéressant parce qu'effectivement je saurais pas quoi répondre et j'aimerais bien avoir l'avis des autres '_'

(Mon avis spécifiquement sur le trailer Lara Croft, j'attend de voir le jeu, on sait pas quelle place ça à dans le jeu, mais au final c'est logique que le viol fasse partie des craintes d'une jeune fille dans une grotte remplie de voyou, à coté d'être suspendue par les pieds et données aux crocodiles et tuée à coup de couteau v_v. Mais je pense que c'est surtout le contraste subit et l'effet "Bon si on donnait des faiblesses à Laura euh... Oh tiens un viol !" qui a agacé les gens, mais la y'a beaucoup d'interprétations très perso =/ )

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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 9:30

Rapidement, parce que j'ai pas pu lire tous les derniers échanges:

En ce qui concerne Lara Croft, pour moi le sujet d'indignation est qu'en ce qui concerne un personnage fictif de sexe féminin (que ce soit dans la BD, les films, les jeux vidéo etc), la façon la plus artificielle et la plus répandue pour lui donner "de l'épaisseur" est SYSTEMATIQUEMENT de révéler qu'en fait, elle a été violée. Le problème n'est pas d'aborder le sujet du viol, le problème c'est que soit un personnage féminin est une greluche-potiche-récompense du mâle, soit elle a du caractère et des "comportements d'homme" , mais c'est parce qu'en fait c'est une pauvre chose fragile qui a subi des violences de la part du mâle. Encore une fois, elle n'existe que par son interaction avec l'homme, jamais par elle-même. (parce que quelque part, si elle s'est endurcie et est devenue forte, c'est parce qu'elle a subi ces violences, violences qui sont perpétrées par le mâle, donc c'est grâce au mâle qu'elle est devenue forte...)
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 10:22

ce qui est FAUX !!! Bon sang, mais Lara Croft que ce soit dans l'ancienne version ou le futur reboot qui va sortir ne doit pas son caractère et sa combativité à l'homme ! Elle n'a pas été violée, elle n'a même pas été agressée sexuellement, elle était agressée tout court et ça allait tourner vers le sexe, mais elle s'est défendue et basta ! Et cette scène ne constitue que 3 secondes sur un jeu de 15h où elle est malmené par des méchants (hommes ou femme, on s'en fout), par la nature, par les animaux, pas le destin, etc... Je ne vois pas où est le problème et où est le moindre petit bout de sexisme dans tout ça. J'ai même rarement vu une histoire aussi peu sexiste que ce futur reboot ! è_é
Mais au final, cette malheureuse scène de 3 sec a été complètement grossie par les appréciations d'un certain public féminin qui cherche le moindre détail pour crier au scandale. Et ça, ça me fait chier, car ça fait grandir le côté "on a plus rien le droit de dire ou de faire sans se sentir jugé exagérément".
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 10:41

Je suis peut-être mal informée en ce qui concerne l'histoire exacte de Lara Croft, dans ce cas je plaide coupable ! Je ne voulais pas parler de son cas en particulier mas de la tendance générale du traitement du personnage féminin. Pour moi, le souci reste dans la question de la porportion (comme ce qu'a dit Solkee sur la différence entre presses féminines et masculines) : à mon sens, ton argument serait tout à fait recevable dans un monde où les personnages masculins subiraient exactement autant d'agression "tout court et ça allait tourner vers le sexe" que les personnages féminins. Je suis désolée, mais je trouve beaucoup plus difficile de citer comme ça un personnage masculin qui ait subi des violences sexuelles comparé aux personnages féminins.

En fait, ton attitude sur la défensive ("on a plus rien le droit de dire ou de faire sans se sentir jugé exagérément") sur ces questions me rappelle exactement celle de mon mari ^^; Quand je lui ai expliqué que le soir, j'avais peur de rentrer tard toute seule dans les rues et les transports, il m'a répondu "mais moi aussi j'ai peur ! c'est NORMAL d'avoir peur dans les lieux publics la nuit, c'est pas une question de sexe !" Ce qui est tout à fait vrai, mais à mon avis la différence tient à ce qu'une femme a peur de se faire violer alors que ça m'étonnerait fortement que ce soit le cas des hommes (mais je peux me tromper, j'ai pas pensé à lui demander sur le coup XD)

Bref, pour moi le féminisme c'est une pure question mathématique : il y a autant de femmes que d'hommes sur Terre, alors pourquoi y a-t-il beaucoup plus de femmes qui subissent le viol que d'hommes, beaucoup moins de femmes que d'hommes dans le monde du travail, etc... Encore une fois, le féminisme ne cherche pas à condamner tous les hommes sans distinction, juste à dénoncer cet état de fait qui EST anormal, et d'en rechercher les causes pour les désamorcer. J'ai un peu l'impression que beaucoup d'hommes (comme toi ou mon mari par exemple) se sentent "agressés" par le féminisme parce qu'ils ont l'impression qu'on les accuse personnellement de ces torts, alors que c'est pas la question, encore une fois. Bon, c'est sans doute des redites par rapport aux pages précédentes, désolée

[EDIT] En fait j'ai un peu le sentiment d'un débat qui n'aboutit pas au bon endroit, pour schématiser :

le féminisme dit "la société dit aux femmes "sois l'objet de ton mec", c'est mauvais, réducteur et avilissant" > le mec répond "oui mais la société dit aux hommes "sois un mâle alpha qui tombe les filles", c'est pas mieux" >>> confilt entre le mec et le féminisme, en essayant de gagner le droit de celui qui est le plus à plaindre

alors qu'un raisonnement logique serait plutôt :

le féminisme dit "la société dit aux femmes "sois l'objet de ton mec", c'est mauvais, réducteur et avilissant" > le mec répond "oui mais la société dit aux hommes "sois un mâle alpha qui tombe les filles", c'est pas mieux" >>> ensemble, combattons les mécanismes sexistes de la société pour qu'hommes ET femmes vivent mieux !
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 12:42

C'est intéressant cette réponse de garçon. Elle est légitime car eux aussi sont élevés dans le "fait attention le soir et dans les zones qui craignent", mais la différence entre une agression "classique" et une agression à caractère sexuel (envers une femme) réside à mon sens à ça :

- Dans le cas de l'agression classique, ce que le ou les agresseurs demandera à l'agressé sera de l'argent, un téléphone, un iPod. Un objet de cette personne. Même si des coups sont donnés, la personne n'aura pas été agressée pour prendre possession de son corps, mais d'objets. Si tu refuses, tu risques les gnons, et c'est horrible et tu peux perdre la vie mais je maintiens que la peur n'est pas la même que celle qui va suivre.

- Dans le cas d'une agression sexuelle, qu'on peut rapprocher de celle d'une agression type passage à tabac pour délit de sale gueule (racisme, homophobie), c'est que la ou les personnes en veulent à ton sexe (ou ton cul) pour te dominer, t'humilier et t'arracher du bon temps contre ta volonté. Parce que t'as eut le malheur de naître avec un vagin (ou pédé ou pas de la bonne couleur de peau). On est loin du téléphone qu'on te tire ou du porte feuille que tu peux lâcher pour qu'on te fiche la paix. Et bon, voilà quoi, le viol, c'est se faire choper, se faire trainer, se faire rattraper, immobiliser, se faire déshabiller et se faire maintenir pendant qu'un type inconnu te fourre son sexe dans le tien pas DU TOUT opé pour ça, et si t'as vraiment pas de chance peut être plusieurs mecs, histoire de te filer des MST ou te mettre en cloque. Rien que d'y penser j'en ai froid dans le dos et je me sens mal. Voilà ce qu'on nous dit depuis notre plus jeune âge quand on est une fille. Et c'est pas seulement quand tu rentres tard, c'est dans les transports en commun, c'est dans les boîtes, en auberge de jeunesse et même quand tu te retrouves seule avec un mec que tu connais depuis pas super longtemps.
De plus, dans les affaires de viols, que ce soit sur des femmes ou des hommes, ce n'est pas seulement la pulsion sexuelle qui prime, c'est avant tout le désir de dominer, de rabaisser et d'humilier la personne. De savourer sa souffrance et du fait qu'elle soit démunie. C'est horrible. Il y a d'ailleurs des études qui montre des différences assez massives des rapports sexuels forcés en fonction des cultures qui tentent à penser que le viol (utilisation du sexe comme outil de peur ou d'humiliation - oops, outils qu'on utilise dans notre pays pour discréditer nos élues...) est culturel.

Je ne connais pas les chiffres d'agressions à caractère raciste et homophobe, ni les agressions pour pécho un porte feuille, cependant la majorité (voir très grande
majorité) des plaintes pour viols sont faites à l'encontre d'une
personne se situant dans le cercle des connaissances proches. Famille,
amis, amis d'amis, conjoint, prof, etc. On est assez loin du parfait
inconnu qui te chope par les cheveux pour te trainer dans un coin
sombre.

Et je ne parle même pas du fait que les "violences faites aux femmes" sont reléguées à la seconde cause de mortalité derrière les cancers du sein et de l'utérus, comme si, à l'instar de ces maladies, ces violences n'étaient que leur affaire ! Comme si c'était de leur faute parce qu'elles sont nées avec un double X ! On nous dit "fait attention à ne pas t'habiller de manière trop provocante, on sait jamais", comme si ça allait être ta faute si tu te faisais violer. Ca c'est un truc qu'on a TOUS entendu au moins une fois dans sa vie. Personnellement je suis exaspérée d'entendre ça. Le problème de la violence faite aux femmes n'est pas leur affaire à elles, c'est l'affaire de nous tous, hommes et femmes.

Citation :
le féminisme dit "la société dit aux femmes "sois l'objet de ton mec",
c'est mauvais, réducteur et avilissant" > le mec répond "oui mais la
société dit aux hommes "sois un mâle alpha qui tombe les filles", c'est
pas mieux" >>> ensemble, combattons les mécanismes sexistes de
la société pour qu'hommes ET femmes vivent mieux !
MAIS OUAIS, CARREMENT QUOI ! C'est exactement ça è___é

Voilà Ed, j'espère que tu as mieux compris pourquoi est-ce les réactions peuvent être un peu violente x3;;

Et je plussois les dires de Jackpot sur les personnages féminins dans la fiction qui se font maltraitées par des hommes et qui deviennent fortes en réaction à ça (ou qui reste des choses fragiles qui attendent un homme un vrai un tendre pour les guérir...). Il y a évidement de nombreux contre-exemples (Buffy) et on retrouve aussi ce genre de shémas dans les mangas yaoi, avec un uke violenté et violé qui finit soit in love de son violeur (AU.SECOURS.) ou bien qui se fait "guérir" par un seme puissant et tendre touçatouça. Il y aurait des choses à dire là dessus aussi je pense étant donné les auteurs et le public visé de ce genre de production.
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 12:46

ah mais cette conclusion, je ne peux que l'approuver, JP, je suis totalement d'accord et je pense qu'on partage tous ce mode de pensée ici. Dans nos actes, nous agirons certainement tous dans ce sens là. Le débat en est venu sur le ressenti car je témoignais de ma gène vis-à-vis de cette incompréhension entre hommes/femmes.

Mais je trouve que relever sans cesse le moindre détail et le grossir pour "servir la cause" (pour les femmes comme pour les hommes, là, en l'occurence) comme je le reproche aux féministes les plus acharnées, ne sert pas le combat contre ces mécanismes sexistes. Au contraire, ça nourrit les sarcasmes parfois fondés des détracteurs.
C'est en restant objectif et un peu mesurés qu'on pourra faire comprendre aux gens que les efforts ne sont pas si énormes que ça pour que tout le monde vive une égalité un peu meilleure. Ou du moins, en attendant que ce soit le cas, ça permettrait d'arrêter de se révolter pour des détails et de se concentrer sur des choses vraiment importantes.

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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 13:00

Kima ayant posté entre-temps, je double post, tiens^^

Comme je le disais, en ce qui concerne le viol, je n'affirme rien, je ne défends rien, je m'interroge tout simplement...
Les agressions de femmes sont plus dures à vivre car plus souvent liées au sexe. Ok, les chiffres le montrent, tout ça. Mais quel est le rapport avec le féminisme ? Je trolle pas, hein, je me pose sérieusement la question.

Parce que sur le principe, le féminisme est apparu pour rétablir les droits de la femme et changer les états d'esprit. Mais dans le cas des viols on parle de gens qui agressent, de gens qui n'ont aucune morale. Donc, c'est quoi le but ? Convaincre les violeurs de violer plus équitablement hommes comme femmes ? Je dirais que la priorité serait plutôt de violer moins, voir plus du tout, non ?
Mais pour tout ce qui est de réduire les viols, on part là dans un domaine judiciaire, de sanctions, enfin c'est un tout autre débat. Rien à voir avec le féminisme. Donc quel est le rapport au final ?

Je suis conscient comme je le disais que je prends un peu les choses pour moi, mais ce ne sont pas ces mecs là qui vont entendre vos voix. Donc à quoi bon cette constatation ? Si les statistiques nous montraient par exemple que plus d'hommes sont assassinés que les femmes, faudrait-il se battre pour plus d'égalité ? Je ne vois pas trop le rapport...
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 17:30

Edward a écrit:


Parce que sur le principe, le féminisme est apparu pour rétablir les droits de la femme et changer les états d'esprit. Mais dans le cas des viols on parle de gens qui agressent, de gens qui n'ont aucune morale. Donc, c'est quoi le but ? Convaincre les violeurs de violer plus équitablement hommes comme femmes ? Je dirais que la priorité serait plutôt de violer moins, voir plus du tout, non ?
Mais pour tout ce qui est de réduire les viols, on part là dans un domaine judiciaire, de sanctions, enfin c'est un tout autre débat. Rien à voir avec le féminisme. Donc quel est le rapport au final ?

Le rapport est que le viol est un outil communément admis pour dominer une femme récalcitrante, pour la faire taire etc, que mon beau père sort des trucs du style "Ah bah habillée comme ça faudra pas se plaindre si elle se fait violer" comme si la punition normale et logique était le viol.
Le viol dans son ensemble est un moyen de pression utilisé par les hommes envers les femmes. Je ressort encore une fois le texte "tu seras violée ma fille" qui résumé bien cet état d'esprit : http://www.crepegeorgette.com/2012/03/08/tu-seras-violee-ma-fille/
En tant que fille, très tôt on t'apprend à avoir peur du viol, et c'est assez horrible la pression psychologique que ça a sur soi même, tellement c'est intégré. La dernière fois que je me suis retrouvée dans la voiture avec mes 2 potes de la formations, j'ai songé en arrière plan a la possibilité qu'ils veuillent me violer, et dans ce cas la comment le remarquer etc. Et la tu culpabilise de penser ça parce que merde c'est tes potes, mais la société t'as appris à penser comme ça =/

En ce sens la, la notion du viol est assez étroitement lié au féminisme je pense.

Sinon pour revenir au féminisme au sens large, je trouverais intéressant de mentionner le test de Bechdel : http://les-furies.blogspot.fr/2011/04/le-test-bechdel.html


Le test de Bechdel (ou le test de Bechdel/Wallace) a été développé par Liz Wallace et est devenu populaire grâce à Alison Bechdel et sa bande-dessinée Dykes to Watch Out For.

Le test mesure la représentation des femmes dans les films. Pour passer le test, 3 critères...

  1. Y a-t-il au moins deux personnages féminins…
  2. qui parlent l'une avec l'autre…
  3. au sujet d’autre chose qu’un homme ?
Voila, maintenant tu t'amuse à y penser quand tu regarde un film, et tu va réaliser que très peu de films passent ce test (Alors que si on fait le même version mec, ben ils doivent tous passer)
(Après on pourrait s'amuser à en faire une version inversée et vérifier la présence de mecs qui parlent entre eux de choses sensibles ou je sais pas, enfin un truc inverse de la notion de "virilité" mais ça serait moins marquant à mes yeux vu que l'un est miroir de l'autre pour moi )
(Et aucune de mes bds ne passe ce test évidemment 8D )

Edit : Le lien de Kima linkait vers http://lesquestionscomposent.fr/les-victimes-coupables-ou-yaka-et-yakapa-au-dur-pays-de-la-realite/ que j'ai pas lu juste survolé mais qui a l'air intéressant donc je le met la X3

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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mar 24 Juil - 22:06

Edward a écrit:
Parce que sur le principe, le féminisme est apparu pour rétablir les droits de la femme et changer les états d'esprit. Mais dans le cas des viols on parle de gens qui agressent, de gens qui n'ont aucune morale. Donc, c'est quoi le but ? Convaincre les violeurs de violer plus équitablement hommes comme femmes ? Je dirais que la priorité serait plutôt de violer moins, voir plus du tout, non ?
Mais pour tout ce qui est de réduire les viols, on part là dans un domaine judiciaire, de sanctions, enfin c'est un tout autre débat. Rien à voir avec le féminisme. Donc quel est le rapport au final ?

Comme je disais hier, les chiffres du viol augmentent ou décroisent en fonction des cultures, donc qu'il a un lien avec la culture. Pas que dans les pays où ils sont moins nombreux, les gens sont plus civilisés car on ferait un bel ethnocentrisme des familles, mais parce que les femmes sont considérées comme inférieures, et c'est en ça que le féminisme entre là dedans. Si tu violes quelqu'un, c'est que tu le considères comme moins que rien, que tu n'as aucune considération pour lui et qu'il ne vaut pas mieux qu'une pomme piquée à l'étalage d'un primeur. Dans certaines régions du monde, quand il y a des tensions politiques, hommes femmes et enfants sont violés pour les soumettre. Dans d'autres, si tu veux jeter le déshonneur sur une famille, tu en violes une femme.
La justice punie ces faits "c'est pas bien, tu iras en prison" sans remettre en cause l'origine de ces crimes, le féminisme est là pour tenter de prévenir ce genre de choses en faisant des femmes des individus à part entière ou en travaillant sur le fait que le sexe n'est pas un moyen de soumission ou d'humiliation. Ainsi donc, ça concerne tout le monde, homme, femme, société, idéologie dominante, culture, politique.

Comme disait Plumy, les filles sont élevées dans la peur du viol. Le problème c'est que les garçons ne sont pas élevés dans le principe "tu ne violeras pas mon fils". On lui dira de respecter les filles, avec un relent de patriarcat derrière cette phrase, comme si c'était des choses fragiles à protéger, comme si le respect envers les hommes était différents que le respect envers les femmes (mais c'est un autre sujet, sur lequel je cracherais bien un autre jour). Le second problème, c'est que si le garçon entend "tu dois respecter les filles", il entend aussi papa dire à sa soeur "ne sort pas comme ça tu vas te faire violer" (te faire violer et pas tu risques d'être violée...), comme si une jupe trop courte était une légitimité pour être violée, "faut pas s'étonner" blablabla. Le discours n'est absolument pas centrée sur le connard qui l'a violée, mais sur la victime, comme si elle l'avait "un peu cherché".

Donc en gros, là où le féminisme intervient dans la lutte contre le viol :
- les personnes ne sont pas des objets
- le sexe n'est PAS un outil d'humiliation
- Respectez l'intégrité du corps
- "Non" ça veut dire "non"

C'est vraiment un problème d'éducation qui est soulevé je trouve. Jusque dans les campagnes contre les violences conjugales ou les agressions sexuelles. On en parle une fois que le crime est commis. On encourage les victimes à en parler. C'est très bien hein ! Je ne dis pas le contraire. Mais à quand les campagnes de prévention à l'intention de tout le monde et pas seulement les victimes ? Elles existent peut être, c'est que j'en ai sans doute jamais vu, donc si jamais quelqu'un en sait un peu plus, qu'il parle Embarassed La justice a pour vocation de punir, pas de prévenir, il en va de même pour les agressions et les meurtres. C'est bien connu, la dureté des sanctions ne dissuade pas les criminels ! (peine de mort, etc)

Concernant les meurtres, j'avais lu un article très intéressant là dessus. Le truc avec les meurtres (plus d'hommes que de femmes), c'est que ces statistiques prennent en compte aussi les règlements de comptes. Les hommes ne se font pas tuer parce qu'ils sont des hommes "au mauvais endroit au mauvais moment" (contrairement aux femmes violées), mais parce qu'on leur prête des intentions diverses (règlement de compte, il voulait pas me filer son téléphone alors il a été poignardé (mauvais endroit, mauvais moment, mais son sexe n'est pas remis en cause... je ne m'y connais pas trop, alors je ne vais pas trop m’étendre)

Ce genre de problème est à mon sens plus social que culturel. La monté de la violence est en corrélation avec les problèmes économiques (tension sociale, montée du commerce sous-terrain, l'augmentation du sous-prolétariat en somme) mais j'ignore si on pourrait dire la même chose du viol (rapport avec l'économie). Au même titre que le viol, la justice punie les crimes et les délits, mais ne joue pas dans la prévention de ceux-ci.
Cependant, il serait intéressant de voir les rapports entre agressions sexuelles et carence éducative (j'ignore s'il existe de telles statistiques).

Dans une société où les femmes sont considérées comme des sous-êtres qui ne se construisent qu'en rapport avec les hommes et qu'elles soient à leur service (le viol conjugal en est une triste démonstration), montrées comme des objets de désirs en annihilant leur personnalité et dénigrant leurs sentiments, ce n'est pas étonnant que des femmes soient violées.

Cependant, je vais mettre un bémol à tout ça parce que quoi que minoritaire, les hommes violentés et violés par des femmes se font souvent rire au nez ou bien on minimise leurs souffrances "lol mais c'est qu'une femme !" et ça illustre bien la culture des genres avec "homme puissant et agressif" et "femme faible et soumise". On peut même parler de biais idéologique dans le cas de la pédophilie féminine et l'incompréhension qu'on a vis à vis de ça.

Pour finir, je trouve que là nous caressons seulement le sommet de l'iceberg et que tous ces problèmes trouvent des liens les uns avec les autres et avec bien d'autres que nous n'avons pas abordés. A titre personnel, je trouve que le gros problème est la culture du de l'individualisme crasse associée au "tout, tout de suite", arrosé par l'idéologie dominante de la société de consommation. C'est ça le problème avec les sciences sociales, c'est que tout se rejoint à un moment où à un autre, et on se retrouve avec une équation avec un million de variable ! Je pense franchement que c'est aussi le cas du féminisme et des cause qu'il défend, pour tout le monde.

J'espère vraiment que tu as pu trouver une réponse à tes interrogations Ed ! Si jamais t'as envie de perdre une heure à en parler en privé n'hésite pas ! J'ai essayé de ne pas être trop agressive dans mon propos, j'espère que ça a marché.
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Mer 25 Juil - 0:02

non, non pas de souci, je visualise mieux les rapprochements en effet. Je n'arrive pas forcément à tout assimiler car le sujet est tentaculaire dans ses recoupements avec tellement de choses, et aussi tout simplement parce que se plonger dans tout ça demanderait un effort en concentration et en temps que je n'ai (égoistement peut-être) pas envie de fournir, mais ok, je vois le principe...

Après, je ne te cache pas que ça ne va pas me faire pour autant avoir les mêmes sursauts à chaque fois que je vois une allusion au viol, loin de là. Je reste convaincu que beaucoup trop de femmes réagissent beaucoup trop vivement à des petits détails de rien du tout et que ce n'est pas un bien, mais ok, je saisis mieux ce qui vous gène...
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 10 Aoû - 1:00

Tiens, on n'a pas parlé de "harcèlement de rue" ici ! Mais je pense que beaucoup de personnes en ont très bien parlé à travers la blogosphère et qu'on finirait par paraphraser ce qui a déjà été dit.

En attendant, en voguant de blogs en blogs en me séchant les cheveux (hihi) je suis tombée sur ce trailer : https://www.youtube.com/watch?v=OZN2YRZELOA pour un docu intitulé "madame la ministre".

Est-ce que quelqu'un l'a vu ? Je ne suis pas encore partie à la recherche d'une version streaming encore, mais ça m'intéresse pas mal.
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Hiril Ithilia
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 10 Aoû - 6:49

Ah bah tient, ça me fait sourire ton post, avec le "harcèlement de rue", car juste en arrivant chez moi, je croise un gars dans la rue qui me glisse furtivement un "vous êtes jolie"... ça m'aurait fait plaisir si je l'avais pas senti venir dès que je l'ai eu dans mon champ de vision... >>

Ce qui est chiant avec le harcèlement de rue, sans rentrer dans le débat puisque beaucoup de choses intéressantes ont été dites, c'est que parfois on s'auto censure en se disant "si je mets ça dans la rue, je suis finie"... Et pour la petite histoire hier j'avais mis une robe blanche, façon champêtre, achetée en solde. Rien de spécial à signaler, mais Mr Hamster, sans s'en rendre compte, mais en réaction très "mec", me sort "ta robe est jolie, mais on a dû pas mal te siffler aujourd'hui"... c'était pas méchant, mais ça m'a agacé, parce que ça signifie que dès que met une jupe ou ses formes en valeurs, on va se faire siffler ==

Sinon le reportage a l'air bien intéressant ! Faut que je trouve où le voir...
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Sputnik
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   Ven 10 Aoû - 12:07

Perso je ne m'auto-censure quasiment voir pas du tout mais je ne me fais quasiment pas sifflée ou quoi (ou bien je ne l'entends pas) et ça m'énerve que des nanas doivent faire ça D: c'est comme donner de la légitimité à ces connards qui peuvent pas s'empêche de jouer les Thierry Roland avec leurs commentaires de merde >_<

Cela dit, au lendemain de la sortie de ce film un vieux a essayé de me caresser la cuisse en se collant à moi dans le RER et j'ai stormé en gueulant "NON MAIS CA VA PAS ?!" mais j'ai regretté de ne pas lui avoir balancé un "tu veux que jte casse les doigts et et les foute dans le cul, vieux pervers ?!"
Bref >_<;;

J'ai toujours pas chercher en streaming le reportage mais quand j'aurais un peu de temps je m'y mets è_é
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MessageSujet: Re: Le féminisme, le mot qui fait peur   

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Le féminisme, le mot qui fait peur
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